Sylvie B.

 Sylvie BRETON

50 ans, sans profession

Insuffisance cardiaque




Mi-juillet, je ressens une douleur, sous l’estomac, avec difficultés à respirer. 

Je pensais que c’était dû au stress. 


Fin juillet, je me décide à consulter une généraliste (qui s’est rendu compte que mon cœur battait très/trop vite. Elle me prescrit un traitement pour ralentir mon rythme cardiaque et me refixe un rendez-vous deux jours plus tard, pour me faire une échographie. Durant ces deux jours, je ressens la même douleur de façon démultipliée. Ma fille appelle le 15 qui me dit d’attendre de passer l’échographie avec la généraliste.


A l’échographie, elle constate que j’ai un épanchement mais n’arrive pas à le localiser avec exactitude. 

Je dois donc passer un scanner, rendez-vous pris pour le 14 octobre (nous étions fin juillet)

Mais… 2 jours après l’échographie, un matin, impossible de me lever et de faire le moindre geste tant la douleur était insoutenable. Je contacte le 15 qui m’envoie une ambulance. 

Direction les urgences de l’hôpital de Loches. 

Après une batterie d’examens, dont une échographie abdominale, je dois passer une échographie thoracique. 

Environ 2h après, direction les urgences cardiologiques de Trousseau. 

Arrivée à Trousseau, monitoring, examens et un cardiologue m’explique que je suis en insuffisance cardiaque sévère. Il m’explique que ma fraction d’éjection est de 17% là où elle doit être de 75% chez une personne en bonne santé (la fraction d’éjection, c’est la force de pompe ou capacité du cœur à envoyer le sang dans tout l’organisme).


Etant maman seule, avec 3 enfants à charge, il n’était pas envisageable que je rentre à mon domicile.

Il a donc été décidé que je parte en rééducation au Centre de Rééducation Cardio Vasculaire Bois Gibert. 


Départ qui a été retardé d’une semaine, car j’ai eu des coliques néphrétiques qui ont nécessité une semaine de plus en observation à Trousseau.


J’ai passé 22 jours en rééducation.


Depuis ma sortie de ce centre de rééducation, je suis suivie par le service SICA (Suivi d’Insuffisance Cardiaque Avancée) de Trousseau. Suivi très régulier et complet, à raison de 2 consultations par mois.  J’ai d’ailleurs appris par leur biais, qu’en plus de l’insuffisance cardiaque, j’avais une désynchronisation du rythme entre ma partie droite et gauche du cœur.


De plus, je dois avoir la pose d’un défibrillateur prévue le 16 janvier, ce qui me rassurera et me permettra de retrouver un peu plus de liberté.


Je tiens à préciser qu’à ma sortie de l’hôpital Trousseau, j’avais parfaitement compris ma pathologie et les choses à faire ou ne pas faire. La prise en charge en cardiologie a été parfaite. Des soignants remplis de bienveillance et très pédagogues, expliquant les choses aux patients de façon accessible/compréhensible. Ces connaissances ont été approfondies par Bois Gibert.

 

Je n’ai pour le moment plus d’interrogations concernant mon insuffisance cardiaque et si tel était le cas, je sais que le SICA m’apporterait des réponses.


Dorénavant, je dois faire quotidiennement de la marche à pied pour stimuler/tonifier mon cœur mais sans trop le forcer. Toute activité intense m’est interdite, car cela solliciterait mon cœur de façon violente avec de fâcheuses conséquences à la clé.


Maintenant, j’ai un traitement à base de bêtabloquants afin de réduire ma fréquence cardiaque.


Depuis la découverte de cette pathologie, j’ai décidé que les choses de la vie, génératrices de stress, glisseraient sur moi. A chaque jour suffit sa peine.


La prise en charge en cardiologie a été parfaite avec des soignants remplis de bienveillance et très pédagogues.

Depuis la découverte de cette pathologie, j’ai décidé que les choses de la vie, génératrices de stress, glisseraient sur moi. A chaque jour suffit sa peine.