Sylvain Darnis
55 ans – Ancien Cadre commercial, actuellement formateur en CFA.
Pace maker – Infarctus du myocarde
Dans mon enfance et à l’adolescence, je n’ai jamais eu de problèmes de santé particuliers : Apte à faire du sport (judo en club pendant 9 ans), Apte à effectuer le service militaire, encore obligatoire en 1991... jusqu’en avril 2001 où une syncope sur mon lieu de travail, marqua le début de mes problèmes cardiaques.
À cette époque, on me diagnostique des troubles paroxystiques dans les blocs auriculo-ventriculaires (BAV). Bref, on m’explique que mon Cœur bradycarde (ralentit anormalement), au point de ne plus suffisamment oxygéner mon cerveau pouvant provoquer des pertes de connaissance à n’importe quel moment et n’importe où…
Après quelques semaines de recherche (cardiologue, médecin traitant) et pas mal de tergiversations suite à plusieurs malaises qualifiés de « vagaux » (j’étais un jeune sujet à l’époque, 31 ans), le verdict tombe : il faut m’implanter un pacemaker. J’habite à l’époque dans l’Orne (61) et suis hospitalisé à l’hôpital de Flers au service cardiologie, avant un transfert le lendemain matin vers la clinique St Martin de Caen. C’est ainsi qu’après une anesthésie générale, le 22 juin 2001, on m’implante une « sentinelle » comme ils disent… prête à réagir en cas de besoin.
L’intervention se passe bien et après quelques jours de convalescence, on m’informe qu’il n’y aura pas de traitement médical particulier à prévoir, juste un suivi cardiaque une fois par an mais qu’il me faudrait un cadre professionnel moins stressant !
10 ans plus tard, et après avoir exercé dans plusieurs grands groupes internationaux à des postes de responsable commercial, en février 2012, je subis un 1er remplacement de pacemaker à la Clinique St Gatien, à Tours, où je vis désormais avec ma famille. En fait, j’ai rapidement été classé dans la catégorie des patients non « stimulo-dépendants », c'est-à-dire que mes troubles cardiaques sont peu fréquents d’où la longévité de cette 1ère implantation.
En juillet 2022, un 2ème remplacement de pacemaker a lieu à la Clinique NCT+ Tours Nord, marquant une nouvelle étape dans le suivi de ma santé cardiaque.
Mais c’est à l’été 2024, le 10 juillet, que je dois faire face à une nouvelle épreuve : un début d’infarctus est diagnostiqué et me conduit à être héliporté à l’hôpital régional d’Aurillac (15), alors que j’étais arrivé depuis peu sur mon lieu de vacances. Une coronarographie avec pose de 2 stents est alors réalisée en urgence. Après 4 jours d’hospitalisation et la mise en place d’un traitement médical, je rejoins mon lieu de vacances…
Fin août 2024 de retour en Touraine, un taux anormal de « troponine » (enzyme secrétée par le cœur lorsqu’il est en souffrance), est décelé lors d’une prise de sang, ce qui intrigue mon médecin traitant, confirmé par ma cardiologue qui décide de provoquer un contrôle coronarien… bien vu… car, après vérification, il est nécessaire d’implanter 2 stents supplémentaires…
Ce fut une période difficile, d’autant qu’à cette époque, je terminais une longue période de reconversion professionnelle pour démarrer une nouvelle activité de formateur professionnel pour adultes.
Enfin, en décembre 2024, lors d’un test d’effort, programmé par ma cardiologue et qui devait confirmer ma récupération physique pour un retour progressif aux activités sportives… un malaise survient en période de récupération. C’est après une nouvelle hospitalisation et une nouvelle coronarographie que l’implantation d’un 5ème stent aura lieu.
Ce dernier épisode est encore récent au moment où j’écris ces mots avec un dernier test à l’effort réalisé fin juin 2025 qui, cette fois-ci, s’est soldé par des résultats encourageants.
Chacune de ces étapes a été un défi que je ne vais pas nier même si j’ai toujours opté pour une posture rassurante vis-à-vis de mon entourage, peut-être pour me rassurer moi aussi !
Mais je constate que ce parcours a développé chez moi un phénomène de résilience croissant !
J’ai la chance d’être bien entouré par ma famille, mes amis ainsi que par de très bons médecins.
J’ai conscience de vivre dans un pays qui m’offre un cadre médical sans lequel vous ne pourriez probablement pas lire ces quelques lignes.
Aujourd’hui, je continue de vivre avec ces expériences mais avec une approche de la vie bien différente, j’apprécie avec plus d’intensité, les moments de partage avec ma famille, mes amis et mes collègues.
Ce qui a changé fondamentalement … c’est que je suis très attentif aux signes que mon corps m’adresse et que désormais, j’ai appris à dire non parce que la raison me le dicte, quand, à une époque, j’aurai dit oui … juste pour ne pas décevoir les autres.
J’ai conscience de vivre dans un pays qui m’offre un cadre médical sans lequel vous ne pourriez probablement pas lire ces quelques lignes. Aujourd’hui, j’apprécie avec plus d’intensité, les moments de partage avec ma famille, mes amis et mes collègues.
Ce qui a changé fondamentalement … c’est que je suis très attentif aux signes que mon corps m’adresse et que désormais, j’ai appris à dire non parce que la raison me le dicte, quand, à une époque, j’aurai dit oui … juste pour ne pas décevoir les autres.



