Géneviève

 Geneviève DARNIS DIVAL

58 ans, professeur des écoles

Péricardite






Mon combat contre la péricardite : Quand le corps dit stop

J'ai toujours été une personne active dans ma vie personnelle et professionnelle. Depuis des années, le sport fait partie intégrante de ma vie, une soupape de sécurité, une routine saine que j'honore plusieurs fois par semaine. Pour moi, le corps était un allié fiable. Pourtant, en octobre 2024, il m'a brutalement rappelé ses limites en me forçant à affronter une péricardite.

Cette maladie n'est pas arrivée comme un coup de tonnerre dans un ciel bleu. Depuis deux ou trois mois, mon corps envoyait des signaux, des symptômes divers et diffus que je n'arrivais pas à décoder (névralgies dans la mâchoire, douleurs dans l’épaule gauche…). J'avais déjà des soucis de santé antérieurs, mais surtout, je traversais une période de burn-out intense. Le stress, l'épuisement, la pression... tout s'était accumulé, me rongeant à petit feu.

Au même moment que mes premiers symptômes, mon mari a été victime d'un infarctus.

Face à cette urgence vitale, tout le reste s'est effacé. J'ai mis mes propres douleurs, mes propres signaux d'alerte sous le tapis. Je ne me suis pas occupée de moi dans un premier temps, mon rôle était d'être là pour lui, de gérer l'urgence. Le corps est incroyablement résilient, mais il a une mémoire.

C'est finalement la péricardite, cette inflammation de la membrane autour du cœur, qui a sonné la fin de la course effrénée. Ce fut un réveil brutal, une douloureuse leçon sur l'importance de l'écoute de soi et de la hiérarchisation de sa propre santé mentale et physique. Même quand on se croit fort et sportif, le stress et l'épuisement peuvent avoir des conséquences dramatiques sur la santé du cœur.

Aujourd'hui, je me reconstruis doucement. Mon témoignage est un appel à prendre au sérieux les signaux faibles, à ne jamais minimiser l'impact du burn-out et à comprendre que parfois, le plus grand acte d'amour et de soutien envers les autres est de commencer par prendre soin de soi-même.


Mon témoignage est un appel à prendre au sérieux les signaux faibles, à ne jamais minimiser l'impact du burn-out et à comprendre que parfois, le plus grand acte d'amour et de soutien envers les autres est de commencer par prendre soin de soi-même.