Eric Gaucher

 Eric GAUCHER

47 ans

Vigneron

Transplantation cardiaque



Nous avons découvert la maladie familiale, après le décès d’un cousin à l’âge de 17 ans puis, 6 mois après, notre grand-père à l’âge de 67ans.
Cette maladie génétique héréditaire s’appelle dystrophie musculaire de Duchenne, transmission au chromosome X (les femmes porteuses du gène peuvent le transmettre aux filles sans que la maladie ne se développe, et aussi aux garçons, qui développeront alors obligatoirement la maladie).

Sur les 7 petits enfants, j’étais le seul à ne pas savoir si j’étais porteur de ce gène.

Tout allait bien, je n’avais aucun problème cardiaque.
Puis à 34 ans, à l’occasion d’une radio des poumons, alors que j’avais une forte toux, il a été détecté que mon cœur faisait deux fois la taille qu’il aurait dû avoir.
Il a donc été décidé de m’implanter un défibrillateur car mon cœur avait un rythme trop élevé (tachycardie).

Après la pause, accalmie pendant 2 ans, tout allait bien.
Puis, mon papa est décédé, j’ai dû reprendre l’exploitation familiale.
Et là, beaucoup d’énergie, cœur trop sollicité qui se fatiguait et petit à petit, mes organes internes ont lâché (reins, foie etc.).

Il n’y avait plus qu’une option : la transplantation cardiaque.
J’ai donc été inscrit sur la liste pour un don d’organes pendant 11 mois.

J’ai été transplanté, tout s’est bien passé et j’ai mis 3 semaines pour récupérer tout ce que j’avais perdu pendant 4 ans.

Grâce à cette transplantation cardiaque, j’ai pu reprendre ma vie, voir grandir mes enfants et préserver l’exploitation.

Je pense tous les jours à mon donneur.
Chaque geste que je peux faire maintenant, c’est grâce à lui.

Il y a 9 mois, mon neveu a été transplanté cardiaque à l’âge de 14 ans.


Grâce à cette transplantation cardiaque, j’ai pu reprendre ma vie, voir grandir mes enfants et préserver l’exploitation.
Je pense tous les jours à mon donneur. Chaque geste que je peux faire maintenant, c’est grâce à lui.
Ma devise est de parler du don d’organes : dès que l’occasion se présente, j’explique mon parcours et dis aux personnes que malgré/grâce à la transplantation, la vie reprend normalement. Vive la vie !