Dominique R

 Dominique ROQUAIN

64 ans, retraité

Cardiopathie hypertensive – Fibrillation auriculaire - Ablation



Mon médecin traitant m’avait envoyé voir un cardiologue pour mon hypertension, celui-ci avait détecté que j’avais un gros cœur. Il m’avait dit qu’on allait surveiller tous les deux ans. 


J’ai vu une autre cardiologue, car ma tension n’était pas équilibrée. On a augmenté les traitements progressivement, et j’ai fait un séjour de rééducation à Bois-Gibert, où l’on a découvert de l’arythmie que je ne ressentais pas ; Il a fallu faire un choc électrique puis plus tard, une ablation. 


Le choc électrique, à l’époque, m’avait moins stressé que l’ablation. Deux jours avant l’ablation, je ne voulais pas être hospitalisé pour l’intervention. Ma plus grosse crainte était de rester sur la table d’opération, de ne pas me réveiller. Quand j’en ai parlé au rythmologue, il m’a bien dit qu’il y avait toujours un risque, mais le risque de ne pas faire l’ablation et que le cœur s’emballe et se fatigue, était bien plus élevé que le petit risque éventuel de l’anesthésie générale. 


La rééducation à Bois-Gibert m’a fait du bien par rapport à tout l’environnement, les explications : la plaque d’athérome dans les artères, les modifications de l’hygiène de vie … tout ça nous éclaire bien sur les choses, et ça m’avait bien aidé. Les ateliers en petits groupes permettent de mieux retenir, c’est plus concret, et si on avait des questions, on avait le temps de les poser. 


J’avais bien aimé, ça m’avait remis le pied à l’étrier, et j’avais perdu pas mal de poids à la suite de la réorganisation de mes menus avec la diététicienne. 


S’il n’y avait pas eu le Covid et les problèmes au travail, je serai toujours dans la même dynamique. Une fois dans le quotidien, on a du mal à relancer les choses, c’est difficile tout seul. 


Mon genou est opéré, maintenant je vais donc pouvoir me remettre dans cette dynamique. J’ai gardé tous les documents que j’avais reçus à Bois-Gibert, je vais m’y replonger.


Le fait d’avoir changé de cardiologue, qui m’expliquait plus ma pathologie, les médicaments, l’intervention, ça m’a aidé. Il est important de bien expliquer au patient les choses et bien répondre aux questions, de ne pas avoir peur de dire les choses, même si ce ne sont pas des choses agréables à entendre, il ne faut pas hésiter à les dire. 


J’ai des médicaments tous les jours, parfois je me dis que j’en ai marre de prendre tout ce paquet de médicaments mais je sais aussi que derrière, c’est pour le bien de ma santé et que je ne fais pas non plus tous les efforts qu’il faudrait pour permettre de diminuer le traitement. Quelquefois c’est lourd, mais je le fais quand même. 

Ma femme et mes enfants m’aident beaucoup, c’est important d’être entouré. 


Ne pas hésiter à consulter, on a parfois des surprises, il faut être attentif à ce qu’on ressent. 

Oser poser des questions à l’équipe soignante, c’est important, pour pouvoir se sentir en confiance.