Alain GATEAU
67 ans, kinésithérapeute
Cardiopathie ischémique - Stent IVA
On était parti au Puy de Sancy, je montais et je m’arrêtais tous les 2 mètres : c’est au retour du Puy de Sancy qu’on m’a fait tous les examens et coronarographie.
D’habitude j’ai un peu d’essoufflement à l’effort à cause de mon problème pulmonaire, j’ai de l’emphysème, mais là c’était beaucoup plus : je me rappelle que monter le Puy de Sancy et les escaliers, c’était très compliqué.
Ce sont ces symptômes qui ont donné l’alerte, on a fait les examens : la scintigraphie myocardique qui a confirmé le problème, puis la coronarographie et après il y a eu le stent.
La coronarographie a été très rapide mais ça m’a rassuré qu’on trouve ce qui n’allait pas. Avec cet examen, soit on identifie le problème et on le traite, soit il n’y en a pas et ça rassure. Pour les autres examens, il y a toujours un peu un doute.
Le cardiologue m’avait bien expliqué la coronarographie, il était très rassurant. Tout s’est super bien passé et j’ai pu retravailler peu de temps après. J’ai dû être arrêté juste une semaine.
Toutes ces pathologies-là sont anxiogènes et en fin de compte ça augmente le problème. C’est difficile de trouver le bon équilibre. Alors peut-être que j’avais du surmenage …
Comme j’avais du mal à m’asseoir sur le canapé à cause de ma sciatique, pendant qu’on regardait la télé, je faisais du steppeur ou de vélo elliptique. J’en faisais pratiquement tous les jours.
Mon problème, comme je veux perdre du poids, j’ai tendance parfois à en faire trop.
Là j’ai repris, je me suis restreint dans la durée, dans la difficulté. J’ai recommencé hier, j’ai fait 20’ marche tapis, 10’ de vélo le matin et l’inverse le soir, je me suis restreint. J’étais prêt à en faire beaucoup plus.
Je connais beaucoup de gens et je suis souvent sollicité, j’ai dû mal à refuser les invitations. Je mange souvent à l’extérieur et comme j’aime bien manger, c’est difficile.
Même avec mon ami médecin, on mange tous les mercredis ensemble mais maintenant on ne prend plus de vin. Avant, je prenais du vin et j’ai dû mal à m’en passer, je ne peux pas faire un bon repas sans vin. Si j’en fais 2-3 par semaine, c’est trop. Au restaurant, les repas sont plus riches et avec le vin ça fait beaucoup de calories.
Ma compagne, elle fait attention, donc on mange light.
Maintenant, je mange plus souvent à la maison qu’avant. Si je veux perdre du poids, il n’y a pas trop le choix, faire du sport c’est une chose mais après il faut faire attention à l’alimentation.
J’ai déjà goûté aux bières sans alcool, ça n’a pas le même goût que les bières avec alcool.
Avant, je faisais beaucoup de sport, j’ai toujours fait beaucoup de sport, tout le temps. Avec le stent, je me sens obligé de faire du sport, ça fait partie de mon traitement.
Avant, je le faisais que par plaisir et maintenant c’est une peu une « obligation de traitement » même ce n’est pas une contrainte non plus.
Je fais partie de l’UST Rugby et c’est à double sens, l’engagement au rugby.
C’est quand même un sport assez festif et assez convivial. J’ai toujours été engagé. J’ai été entraîneur de basket, j’ai été au bureau du basket, là je suis au bureau du rugby.
La maladie ne m’empêche pas cet engagement.
Mais quand on fait une réunion de bureau, après on fait un casse-croûte, on va au restaurant, on a des soirées partenaires.
Ma compagne fait attention et elle me limite aussi et ce n’est pas plus mal.
La maladie limite certaines activités mais la vie continue.
Il ne faut surtout pas rester isolé.
La famille et les amis, c’est ce qu’il y a de plus précieux, c’est vraiment un soutien dans beaucoup de choses.


